L'exposition du Progrès Social



L'exposition du Progrès Social était un projet du maire de Roubaix Jean-Baptiste Lebas et du maire de Lille Roger Salengro, celui-ci était déjà mort quand l'exposition pris forme. Prévue initialement en 1938, elle se déroulera finalement à partir du mois de mai 1939. Elle sera stoppée par la déclaration de la deuxième guerre mondiale, et fermera donc ses portes bien avant le mois d'octobre.



Inaugurée le 14 mai 1939, elle recevra la visite le 4 juin du Président de la République Albert Lebrun. La guerre éclate le 3 septembre 1939 alors que l'exposition n'est pas terminée. 


L’exposition du Progrès Social en 1939 s’est ouverte dans un climat difficile, quelques semaines avant le début de la seconde guerre mondiale. 

Internationale, elle accueille en son sein les pavillons de la Belgique, du Luxembourg, des Pays-Bas et aussi de l’Allemagne. 

Sorte d’exposition internationale en modèle réduit, elle a comme ambition d’ériger en modèle la politique de reconstruction des régions dévastées du nord et de l’est, menée par la France.


Un vaste programme de constructions sociales et sportives est prévu par les organisateurs : une piscine et un stade s’ajoutent aux pavillons classiques d’exposition et au lunapark.



Cette exposition marque la renaissance des départements français particulièrement meurtris par la dernière guerre. Ils se nomment Nord, Aisne, Ardennes, Seine-et-Marne, Vosges, Oise, Marne, Haut-Rhin, Somme, Moselle, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Meurthe et Moselle. Nous ne saurions mieux faire pour la décrire et en dégager toute la portée, que de citer le discours du président Albert Lebrun qui la visita officiellement le 4 juin .

" Exposition du Progrès social ", quel beau titre ! Quelle noble ambition il révèle, mais aussi quel vaste programme il sous-entend ! Il appartenait aux populations du Nord et de l'Est, si souvent et si cruellement meurtries, au cours des siècles d'où leur est né un si puissant dynamise, de le tenter. Elles  y ont pleinement réussi.

Voici tour à tour le pavillon du Nord au style flamand discrètement modernisé, la colonie scolaire de vacances du Pas-de-Calais, la ferme picarde, le musée de la terre de l'Oise, le foyer social de l'Aisne, le castel de L'Ile-de-France, le cellier champenois, la maison forestière des Ardennes, le foyer communal meusien, la maison lorraine qui me rappelle mon département de Meurthe-et-Moselle, le foyer du soldat messin, inspiré de la vieille porte des Allemands, l'école de plein air du Bas-Rhin avec son toit et son pignon alsaciens, le centre du tourisme et de thermalisme vosgiens, L'hôtellerie de la Haute-Alsace, évocation fidèle et loyale de ces terres qui de la mer aux Vosges, pour reprendre une expression célèbre, assurent à la France sur ses frontières du Nord-Est une couronne de beauté et de richesse.

Au cœur même de l'exposition nous voyons défiler devant nous les merveilles de la science moderne appliquée à l'industrie. C'est dans le Grand Palais tout ce qui concerne le travail, le tourisme, les transports et aussi les sciences, les lettres et les arts. C'est le Centre rural avec son marché riche des produits de votre terre, sa mairie, son école, son église, sa ferme modèle. Ce sont les plus récentes découvertes de la radiophonie et de la télévision, en un mot, tous ces pavillon où est présenté avec art ce, que depuis 20 ans, l'homme a imaginé pour améliorer son sort de l'enfance à la vieillesse, étendre le champ de sa connaissance, élever son esprit.

L’exposition est jumelée avec la 59e fête fédérale de l’Union des Sociétés de Gymnastique de France.


Tout dans l’exposition doit concourir à montrer la cohérence des projets sociaux : s’appuyant sur le progrès technique le plus moderne - on teste la télévision - , les autorités du nord de la France ont développé une politique d’assainissement, de logement social et d’équipements collectifs. Un monde nouveau est en train de naître dans lequel le sport s’inscrit dans une longue tradition de divertissements populaires.
       
Une série de cartes postales a été éditée par H. Chipault à Boulogne sur Seine. Les photographies sont en noir et blanc et à bords dentelés. Elles ont aussi été rassemblées dans des albums de 10 cartes. Ci-dessous l'album n°4.



Expo-39, le journal de l’exposition du progrès social affirme que «  l’une des plus belles réussites : c’est le centre régional de Roubaix (…) Les pavillons des départements du Nord et de l’Est, coquets et gracieux, principaux sujets d’une admirable décoration, transforment le parc Barbieux en un jardin de rêve. »

Les réalisations des habitations à bon marché roubaisiennes figurent en bonne place. Il est question du Nouveau Roubaix. Le pavillon montre comment concilier confort, hygiène et embellissement. Il est aussi question d’un concours organisé entre les différentes sociétés et offices HBM des quatorze départements du Nord et de l’Est afin de pouvoir déterminer quelles sont les constructions qui répondent le mieux aux conditions demandées, c’est-à-dire très souvent les plus avantageuses en rapport qualité-prix. Les meilleurs projets seraient réalisés sur place.

La guerre allait néanmoins interrompre pour cinq ans cette recherche de la modernité urbaine, entreprise avec plus ou moins de réussite à Roubaix comme ailleurs en France.


Le Comité de l'Exposition du Progrès Social



Cette photographie prise à la Préfecture du Nord, en 1938, montre le Préfet, entouré des Présidents du Comité de L'Exposition, du Comité de la Loterie des Régions Libérées et d'une délégation de ces Organisations, venus lui apporter le premier bon. La période des travaux préparatoires est terminée et l'émission des bons à lots est officiellement ouverte. De gauche à droite : MM. Hannequin, Morand, Edouard Rasson, le Professeur Lambert, Fernand Charles Préfet du Nord, Franchomme, Blanc Trésorier Payeur Général du Nord, Alphonse Motte et Louis Broders.



Les pavillons à l'exposition de Lille et Roubaix en 1939



La ville de Lille accueillait, à proximité de la gare, les stands des pays étrangers et la ville de Roubaix, dans l'enceinte du Parc Barbieux, recevait elle les pavillons des provinces françaises.



La Construction Moderne



La couverture de cette revue d'architecture dans son double numéro 31 et 32, des 2 et 9 juillet 1939, est illustrée du Pavillon de l'Aisne des architectes N. Laurent et L. Guindez. La Construction Moderne consacre les pages 386 à 391 à l'Exposition du Progrès Social qui s'est tenue conjointement à Lille et Roubaix en 1939.

Le pavillon de l'Aisne

En page 388 nous découvrons le plan du 1er étage de ce pavillon, reproduit ci-dessous.


Plan du  pavillon de l'Aisne construit par N. Laurent, architecte départemental et L. Guidez, architecte SADG.

Le style architectural de ce département est transitoire entre celui d l'Ile-de-France et ceux de l'Artois, de la Picardie et des Flandres. Au sud du département, la pierre et l'ardoise dominent. Au nord (Vermandois et Thiérache), ce sont la brique et la tuile avec pignons à gradins. Le pavillon de MM. Laurent et Guindez a été conçu dans un esprit moderne et local à la fois et répond au programme imposé : un foyer social. Il se détache en blanc crème et briques roses sur fond de verdure et se réfléchit dans un miroir d'eau.
A l'intérieur, une salle unique à rez-de-chaussée abrite les industries du département (textile, familistère de Guise, écoles des métiers, etc. et un bar). L'étage est réservé à la partie officielle et aux réalisations sociales. On y admire une maquette de l'hôtel de ville de Saint-Quentin de M. Girodon, des dessins de M. Lemasson et une frise rappelant les grands hommes originaires de l'Aisne. L'ensemble de ces décorations modernes a donc un caractère nettement local.
Texte de René Clozier, architecte SADG en pages 388 et 389.


Le Centre Régional de Roubaix

Dans le magnifique Parc Barbieux (un des plus beaux de France) D.-A. Agache, architecte SADG, architecte urbaniste en chef du Centre Régional a présidé à la répartition des divers pavillons des quatorze départements du nord et de l'est et à harmonisation de toutes les constructions accessoires (théâtre d'eau, etc.) qui y ont pris place, le tout sans sacrifier seul arbre. Les pavillons suffisamment éloignés les uns des autres et séparés par de superbes massifs de verdure se trouvent ainsi mis en valeur dans leur cadre, chacun semblant trôner au milieu de son propre parc.
M. Agache a également construit l'entrée monumentale de cette exposition régionale que nous reproduisons ici de jour et de nuit avec ses deux sous-beffrois et un ensemble de bâtiments formant cour d'apparat et donnant asile aux services généraux (PTT, infirmerie, guichets, services d'incendies, etc.). Enfin il a mené à bien l'ensemble composé de bassins, d'exécrés et d'escaliers qui forme l'allée d'honneur de cette exposition agrémenté de compositions sculpturales, florales, hydrauliques et lumineuses dont on peut surtout le soir, admirer la magie et dont les cultures et bas-reliefs sont dus à des artistes septentrionaux : Mme Amy Carnot et Mlle Cardronnet, MM Lesieux, Buisseret, Ball et Mioux.
Texte de René Clozier, architecte SADG en page 386.


Ci-dessus : Photo du pavillon de l'Industrie textile

Le pavillon du Pas-de-Calais


Photo et plan du pavillon du Pas-de-Calais (page 387) construit par l'architecte L. Quételart.

Dans ce pavillon conçu pour représenter une colonie de vacances à la mer, l'auteur s'est inspiré de l'architecture des stations balnéaires, dont les villas expriment souvent d'heureuses tentatives de rajeunissement de nos styles régionaux. Il s'agit d'un compromis entre la maison flamande et la maison picarde : bâtiment bien coiffé dont les volumes sobres et logiques, sans détails inutiles ni désuets, offrent aux visiteurs un aspect franc, familier que la couleur égaie sans outrance.
Les matériaux sont essentiellement régionaux : tuiles vernissées vertes, murs enduits de ciment à surfaces rugueuses avec quelques pierres du boulonnais, pour en souligner quelques points de construction d'une tonalité rose terre cuite pour les murs et verte pour les bois.
L'exposition comprend trois parties : au rez-de-chaussée la halle aux poissons avec un fond décoré par l'artiste boulonnais Brygoo et un hall d'exposition où la qualité remplace la quantité et où se trouvent groupées les industries du département : agriculture et dérivés, dentelles, mines, lingerie, faïencerie, marbrerie, tourisme. Plafond et murs sont décorés par l'artiste Del Mare de Wimereux, les vitraux sont de Lhotellier de Boulogne. Enfin au-dessus de la halle aux poissons on trouvera des œuvres de nos peintres du Pas-de-Calais et quelques toiles du Musée d'Arras.
Texte de René Clozier, architecte SADG en page 388.

Le pavillon de la Marne


Photo et plan du pavillon de la Marne (page 390) construit par l'architecte G. Beaumet. Son plan nous montre l'existence d'un imposant frigidaire à l'arrière du bâtiment nécessaire pour le service du bar. Cet espace est séparé des caves par un bar de dégustation.

Ce pavillon rappelle l'architecture régionale où se retrouvent harmonieusement employés les matériaux locaux : pierres, briques, craie de Champagne et en certaines parties pans de bois, comme dans le Perthois. Une haute tour d craie taillée, ornée de sculpture par les artistes du crû domine les bâtiments d'exposition et de celliers.
Dans un grand hall d'entrée, montant de fond, sont exposées les œuvres artistiques et les produits de la Marne. On le quitte pour pénétrer dans une " crayère " ou reproduction des caves de Champagne taillées dans la craie avec bar de dégustation. L'escalier de la tour conduit à une terrasse où l'on peut encore consommer en profitant d'une magnifique vue sur le parc.
Texte de René Clozier, architecte SADG en page 389.

Le pavillon de la Meuse


Photo et plan du pavillon de la Meuse (page 391) construit par les architectes H. Calley et M. Delangle. Il est constitué d'une seule grande pièce autour du Foyer Communal.

Ce pavillon aux murs parties de pierre et parties de pans de bois, couvert d'un toit plat à tuiles rondes avec auvents soutenus de corbeaux, exprime bien l'architecture de la Meuse. Il est destiné à un " Foyer Communal " et se compose essentiellement d'une grande salle, montant de fond, bien éclairée par des fenêtres en hauteur, décoré par les artistes locaux et où se trouve réuni tout ce qui peut apporter un confort et un délassement mutuel aux villageois.
Texte de René Clozier, architecte SADG en page 389.

L'article se termine en annonçant une suite :
Nous présenterons dans un prochain numéro les monographies des autres pavillons départementaux.



Le guide commentaire de la section allemande



Cette brochure de 52 pages, imprimée en Allemagne par l'entreprise Mann à Berlin, a été éditée à l'occasion de l'Exposition du Progrès Social de 1939.

Le titre sur la page de couverture n'évoque que la ville de Lille et une période d'un mois du 10 juin au 10 juillet 1939, alors que cette exposition était prévue pour se dérouler de mai à octobre et dans les deux villes de Lille et Roubaix.

Ce guide commentaire, comme il est noté en page 2 de couverture, contient un texte expliquant les sujets exposés. Les photos figurant dans le recueil reproduisent des vues de la Section allemande de l'Exposition.


On apprend que la section allemande de l'Exposition comporte 3 salles avec les thèmes suivants :

Première salle : Secours d'hiver, Mère et enfant, Travail et récréation, Education professionnelle, L'assurance sociale

Deuxième salle : Les entreprises modèles, La place de travail, Les lavabos, Les cantines, Les installations sanitaires, Urbanisme moderne, La belle grande ville, Colonies ouvrières, Nouveaux villages, Les logements

Troisième salle : La " Force par la Joie ", Jeu et sport, L'excursionniste, La station balnéaire sur l'île de Rugen, La voiture populaire, Les vaisseaux de la " Force par la Joie ", Les théâtres de la " Force par la Joie ", Le sport dans les entreprises. 


Préface

« Il faut absolument que la pensée sociale soit le fondement de l'Etat : sans elle il ne saurait se maintenir à la longue ! »

Paroles prononcées jadis à Munich : il y a de cela de nombreuses années et l'homme qui les laissa tomber de ses lèvres revenait précisément du front comme volontaire de guerre. Au cours de 4 sanglantes années il avait défendu la patrie dans la tranchée en « brave des braves », tant et si bien que le « soldat inconnu », Adolf Hitler, avait été promu caporal et qu'on lui avait conféré la croix de fer de Ie classe.
Dans quelles circonstances les paroles que nous avons rappelées avaient-elles élé prononcées ? C'était, hélas ! l'époque où tant d'hommes s'estimant trompés par de fallacieuses promesses et voyant leur vie brisée, se rencontraient le soir désespérés dans les réunions publiques à la recherche d'une orientation nouvelle.

Ces paroles seraient aussi demeurées sans importance si, douze ans plus tard, lorsque la misère allemande poussait le pays à l'abîme dans le craquement sinistre des institutions, des millions d'Allemands ne s'étaient ressouvenus de cet homme,
dans le « civil » aide-maçon occasionnel qui, autrefois, avait voulu devenir architecte.


Sa carrière s'est déroulée autrement. Il est devenu le sauveur de son peuple et le destin a fait de l'élève-architecte le constructeur du IIIe Reich. Personne n'aurait mieux pu comprendre les nécessités des masses et y porter remède qu'Adolf Hitler qui, depuis sa plus tendre jeunesse avait connu les bas-fonds du besoin. Personne ne savait mieux que lui qui, quatre années durant, avait vécu la camaraderie du front soulevant les montagnes, que seul l'esprit de solidarité et de camaraderie est à même de venir à bout de la misère du peuple.

Caractère de la politique sociale allemande

On associe à l'idée de la nouvelle Allemagne l'évolution déclenchée par l'idée créatrice du national-socialisme. A la suite de son victorieux élan cette dernière est devenue l'idée inspiratrice de l'Etat et l'élément fondamental de la vie de la communauté allemande. Il faut y voir non pas une manifestation dictatoriale ni un phénomène exogène de structure quelconque, mais l'expression d'une tendance de l'esprit germanique profondément enracinée dans la mentalité et le caractère de l'Allemand ainsi que dans son sentiment national.

C'est ce que confirme éminemment le fait que, dès 1930, et plus encore depuis 1932, des millions d'Allemands appelaient de tous leurs vœux une Allemagne nouvelle que des signes précurseurs de conjonction nationale et socialiste annonçaient. Ce mouvement populaire se recrutait dans toutes les catégories de la population : ouvriers, paysans, soldats et travailleurs de l'esprit. Il arriva au pouvoir et put ainsi réconcilier les classes. Ce n'est que d'après ces précédents que l'on peut comprendre le caractère, les tâches et les buts de la politique sociale allemande qui amenait une transformation non seulement de la vie ouvrière mais encore de la vie sociale de tout le peuple.

Le support de cette transformation extérieure qui a aussi transmué les virtualités intimes allemandes, est le Parti ouvrier national-socialiste allemand avec ses subdivisions dont l'Assistance nationale-socialiste et le Front du Travail allemand, notamment dans la collaboration la plus étroite avec les Services de l'Etat et des communes, ont pour mission de résoudre les problèmes sociaux dans un esprit communautaire. C'est pourquoi la section allemande de l'Exposition du Progrès social de Lille 1939 a particulièrement mis en relief tout ce que font ces deux organisations englobant tout le peuple allemand.

L'Assistance nationale-socialiste


Les suites de la guerre ont provoqué en Allemagne comme chez tous les anciens belligérants, et même chez les neutres, une immense misère, que l'inflation stabilisa pour beaucoup. Ce ne fut toutefois que la vaste crise économique mondiale qui se fit sentir de 1930 à 1932, qui précipita dans l'abîme l'Allemagne fortement endettée, à des taux d'intérêts intolérables envers la finance internationale. Travailleurs manuels et travailleurs intellectuels se trouvèrent sans pain. Les paysans durent abandonner leurs fermes et les entrepreneurs quittèrent en mendiants leurs usines et ateliers. Il y eut pis encore : l'ethnie elle-même se trouvait menacée. On ne se mariait plus guère et on n'avait plus d'enfants !


Il y avait bien une assistance sociale. Mais les impôts acquittés par les heureux mortels qui avaient encore du travail et un revenu, étaient insuffisants pour secourir en remorque la grande armée des gens tombés dans l'indigence. Il y avait bien aussi des associations privées se proposant une sorte d'assistance populaire. Mais leurs ressources tarissaient avec la crue de la misère. Et leur activité se dispersait inutilement par suite des égoïsmes aux prises et des jalousies concurrentielles.

Il fallait une vigueur titanique pour en finir avec cette misère et cette dispersion. Tâche que l'Assistance nationale-socialiste a réussi à accomplir. Elle groupa la multitude des associations de bienfaisance en une solide organisation. Elle répartit les nécessiteux en nationaux tombés sans leur faute dans la misère, victimes des circonstances et en nationaux désormais perdus pour la communauté démotique et raciale, nationaux à hérédité grevée et éléments asociaux. Elle inculqua des idées de solidarité à tous ceux auxquels on pouvait venir en aide en dépit de la misère générale, leur donnant conscience que la détresse ne pouvait être bannie de leur foyer également que par la coopération de toutes les énergies.

L'Œuvre d'assistance d'hiver

L'organisation de l'assistance nationale-socialiste était terminée lorsqu'à l'automne 1933 le « Führer » lança son premier appel pour l'« Œuvre d'assistance d'hiver ». Dès la première saison hivernale cette initiative puissante qui entrait en action sous la devise « Personne ne doit avoir faim, personne ne doit avoir froid ! » donna des résultats remarquables. On recommença depuis tous les hivers bien qu'il n'y ait plus depuis longtemps de détresse générale. Naturellement il reste toujours des nationaux dans le besoin, même parmi un peuple qui, par son travail et son esprit de solidarité, a amélioré la situation collective. Il suffit de penser aux victimes de la guerre, aux victimes du travail, aux victimes de l'inflation, dont précisément à ces titres, on ne saurait assez, alléger l'existence. Un peuple de 90 millions de ressortissants comme le peuple allemand aurait toujours pu, sans difficultés, solutionner ce problème. Cependant, si le Führer a élevé par une loi en règle l'« Œuvre d'assistance d'hiver » au rang d'institution permanente à part, c'est qu'il y a vu un excellent moyen d'éducation à la solidarité nationale.

Chaque hiver il faut que chaque Allemand continue à avoir bien conscience que seule l'union, le sacrifice collectif et spontané viennent à bout de toute misère quelle qu'elle soit et que le peuple tout entier, ses nécessiteux compris, ne forme qu'une grande famille, indissolublement unie par une commune destinée.


Tel est l'esprit qui doit se dégager de la présentation de l'Œuvre d'assistance d'hiver de l'Exposition. Partout de par le monde on vient en aide aux nécessiteux. Mais qu'un peuple, comme un seul homme, secoure les moins bien pourvus de la communauté, que dons, sacrifices et assistance personnelle soient considérés comme allant de soi, voilà certainement un succès social unique en son genre dans toute l'humanité. Aussi, convient-il d'examiner à fond les prestations de l'« Œuvre d'assistance d'hiver ». 



Au lieu de nous perdre en mots laissons d'abord défiler quelques chiffres caractéristiques du triomphe que représente toute la politique sociale ; (.../...) été les derniers à prendre place dans le processus général du travail ont encore à subir les conséquences de leur chômage prolongé et ont besoin d'un certain temps de « démarrage » pour atteindre le niveau de vie convenant à un homme qui travaille. Pendant toute cette période d'attente le supplément de l'Œuvre d'assistance d'hiver reste à leur disposition. Mais que ces retardataires des temps de crise périmés soient suffisamment insérés dans l'économie et le nombre des nécessiteux dont l'« Œuvre d'assistance d'hiver » doit s'occuper se trouvera diminué d'autant et, de plus, du chiffre des membres de la famille qu'il fallait également pourvoir.

L'« Œuvre d'assistance d'hiver » ne sera pas même alors devenue superflue, car, toujours et partout, il se trouvera des gens moins favorisés de la fortune — invalides du travail, épargnants appauvris par l'inflation, familles nombreuses et personnes tombées dans la misère sans qu'il y ait faute de leur part —, qui auront besoin d'un « additif » d'existence.

Quels sont les donateurs ? L'immense armée de tous les travailleurs d'Allemagne. Qui recueille les dons ? Les éléments de la population active de toutes les catégories du peuple et les zélateurs du Parti qui remplissent ces fonctions à titre honorifique. Indiquons encore dans quelles conditions les dons sont recueillis et le cycle de notre étude de l'Œuvre d'assistance d'hiver sera clos. 

L'« Œuvre » est alimentée par 4 courants principaux : 
1° Sacrifices consentis sur les salaires et les traitements.
2° Collectes dans les rues qui sont effectuées par des organisations variant à chacune d'elles : ce sera tantôt l'Armée, tantôt le Parti, tantôt les fonctionnaires et assimilés, tantôt la Police, tantôt les pompiers, tantôt la jeunesse etc. Chacune de ces journées de collecte est sous l'égide d'un symbole déterminé et les donateurs reçoivent, à titre de souvenir, des insignes appropriés d'un goût parfait et en une matière autre à chacune d'elles. Notons que ces insignes sont des occasions de travail pour quantité de gagne-petit de l'industrie à domicile. Et au « Jour de la Solidarité nationale » ce sont les sommités de toutes les carrières et professions : hommes politiques, artistes, savants et capitaines de l'économie, officiers supérieurs, dirigeants du Front du Travail etc. qui font office de quêteurs. 
3° A des intervalles déterminés chaque ménage fait le don dit « de livres », contribution en nature qui doit être d'une livre au moins.
4° Enfin, alternant avec la libéralité précédente, ce qu'on appelle le « Dimanche du plat unique » (« Eintopfsonntag »). En ce jour on ne sert à tous les foyers — depuis la chancellerie du Reich jusqu'au plus modeste logement ouvrier, dans les petits restaurants et dans les palaces — qu'un mets simple à l'étuvée. La différence approximative entre le coût de ce plat sans prétention et celui du rôti du Dimanche, de tradition dans chaque famille ou dans chaque restaurant, est versée comme don à la caisse de l'« Œuvre d'assistance d'hiver ».

Combien cette manière de se dévouer au concitoyen peu favorisé par la fortune tranche sur les somptueuses « Fêtes de bienfaisance » qui, à travers Champagne et caviar parmi les flonflons de la musique et dans le vacarme des divertissements, laissait quelque chose pour les « pauvres » sans que les riches aient à renoncer à leurs distractions ! Un sacrifice, fruit d'un renoncement réel est un don redoublé — un pour tous, tous pour un — et c'est ainsi que l'Œuvre d'assistance d'hiver est devenue l'Œuvre éducatrice du peuple allemand ainsi formé à l'idée de la communauté démotique et raciale.





(.../...) C'est ainsi que de 1934 à 1938 2.410.926 enfants ont pu, grâce à cette bienfaisante activité, avoir des vacances de réfection.
L'intérêt que l'on porte aux mères se manifeste de façon patente dans l'institu­tion de la Recréation maternelle. Au cours de 5 années l'Assistance nationale-socialiste a envoyé 320.668 mères, chacune pour 4 semaines, dans des homes de recréation où elles ont pu puiser des forces nouvelles pour l'accomplissement de leur belle mais si pénible mission, celle d'être des mères saines et sereines d'enfants joyeux et bien portants. Cette œuvre comporte un complément impor­tant, quasi indispensable, celle de l'assistance familiale pendant l'absence des mères. Des sœurs nationales-socialistes s'occupent pendant ce temps du père et des enfants pour que la famille restée au foyer n'aille pas à la dérive, à moins que l'on ne fasse appel à des voisines ou à des parentes qui se consacrent à la tâche de remplacer la mère. On pourra juger de l'ampleur de ces prestations et interventions au fait que les frais annuels d'un seul de ces homes maternels ascendent à 1.200.000 frs.

Le succès de l'œuvre d'assistance « La Mère et l'Enfant » que l'on a surtout dé­veloppée dans les régions autrefois déshéritées, s'est traduit par la diminution de
la mortalité des nourrissons précisément dans ces régions. C'est ainsi, par ex.,
que cette diminution accusait pour la Silésie et la Bavière les chiffres suivants :
Silésie     1933      10,07%             1938     6,6% des enfants nés vivants
Bavière   1933      10,02%        1938      7,0% des enfants nés vivants
La mortalité des nourrissons a reculé dans tout le Reich depuis 1933 de 7,07 % à 6,0 %.

L'Assistance nationale-socialiste forme ses sœurs dans des écoles spéciales. Ces sœurs sont ensuite affectées à des tâches multiples. Elles sont surtout désignées pour les stations d'assistance communale où elles œuvrent infatigablement pour la santé et l'hygiène du peuple allemand. On a jusqu'à présent créé 4.824 de ces stations.

La lutte contre la tuberculose est également dans les attributions de l'Assistance nationale-socialiste. En collaboration avec les autres éléments qui combattent cette terrible pandémie, l'Assurance sociale ordinaire et les Offices d'hygiène communaux, l'Œuvre d'assistance contre la tuberculose de l'Assistance natio­nale-socialiste a pu réduire la mortalité tuberculeuse, qui, dans les années 1924 à 1926, atteignait encore le chiffre de 11,2 par 10.000 habitants, à 5,9 en 1938. Si l'on ajoute à cela que par l'intermédiaire de l'Assistance nationale-socialiste 627.719 hommes et femmes ont pu participer gratuitement à un voyage de dé­tente dans le cadre de la « Fondation Hitler des places gratuites », que, grâce aux cliniques dentaires motorisées de l'Assistance nationale-socialiste il a été procédé à plus d'un million de traitements, en particulier dans les villages re­culés où jamais un dentiste ne se rend, on peut se faire une idée de l'immense activité de prévoyance de cette organisation créée par le Mouvement national-socialiste. Et cependant, nous n'avons pu ici indiquer qu'une modeste partie des innombrables mesures de détail aussi variées que le sont les petites misères et les grandes détresses humaines. L'Assistance nationale-socialiste donne à tous ceux qui en ont besoin conseils et secours. Son principal champ d'activité con­siste à s'occuper des esprits et des cœurs, d'en faire surgir le « self-help » et lorsque celui-ci devient insuffisant d'intervenir matériellement. Le but de toute cette action est de protéger les vaillants de la vie et de les maintenir tels.

Le Front du Travail allemand

Indépendamment de l'Assistance nationale-socialiste la 1ère salle de l'exposition présente également l'essentiel de l'œuvre du Front du Travail allemand sans cependant prétendre le faire de façon exhaustive, tant le domaine du Front du Travail est vaste. C'est le Führer lui-même qui, à la date du 2 mai 1933 a institué le Front du Travail allemand, surgi de la mesure révolutionnaire de la succession aux syndicats. C'était l'heure 11. Les syndicats étaient en effet à bout de souffle. Leurs membres étaient au désespoir et leurs finances, immobilisées par les crédits gelés engagés dans l'orbe des affaires ou absorbées par des secours d'une ampleur croissante, étaient à la veille d'une catastrophe. L'incorporation sur la base d'une libre acceptation du surplus des travailleurs et employés et finalement aussi des associations d'employeurs, fit du Front du Travail allemand le front commun de tous les Allemands constituant la population active. La première et la plus importante de ses tâches fut d'éduquer ceux qui en faisaient partie, pour en finir avec toutes les conceptions entravant la collaboration de tous dans le processus de la production. L'idée cénesthésique du national-socialisme, idée dont le Parti était le prototype réalisé, évinça celle dissolvante de la lutte de classes. Et si, dans le Mouvement national-socialiste c'était la lutte de caractère politique pour la communauté démotique et raciale qui avait raison des contrastes de classes, ce fut dans l'Economie l'activité pour l'euphorie de la nation entière qui devint le ciment de l'ensemble. Voici l'idée dont procéda la vie ergique.

Le travailleur et l'entrepreneur ne sont nullement antinomiques l'un à l'autre, car ils se complètent. On ne saurait imaginer le labeur de l'un sans celui de l'autre. Tous deux appartiennent au même peuple et sont, par conséquent, soumis à la même destinée. Ils travaillent tous deux dans la même entreprise, gagnant en commun le pain de leurs concitoyens et créant les valeurs nécessaires à l'existence de ceux-ci. Aussi une direction intelligente doit-elle supprimer tout ce qui apporte le trouble dans la vie de l'entreprise ou dans les rapports des hommes entre eux, tout ce qui les empêche de se sentir heureux d'accomplir leur devoir et ce qui est de nature à compromettre le succès du travail de tous. L'entrepreneur et le travailleur doivent enlever les œillères qui les empêchent d'œuvrer ensemble avec une estime réciproque. Et c'est ainsi que l'idée de la communauté d'entreprise surgit en lien solide unissant tous ceux collaborant à une entreprise. Les intérêts individuels s'effacèrent devant ceux de tous. Grâce à ses efforts infatigables dans la réalisation de l'œuvre éducative entreprise, le Front du Travail allemand a réussi à faire triompher ces idées et en imprimer la conviction dans l'esprit de tous. Dès 1934 on pouvait promulguer la « Loi du travail national » qui condense toutes ces idées en vue de la réorganisation de la vie ergique et sert de base légale aux rapports réciproques des entrepreneurs et de leurs effectifs. La communauté d'exploitation est devenue le « leitmotiv » de la constitution ergique allemande. Et la lourde tâche de la direction et de la sauvegarde des hommes occupe désormais la place éminente, la première dans l'orbe économique.


Telles sont les bases sur lesquelles le Front du Travail allemand réalise l'évolution sociale envisagée, évolution salutaire pour la paix sociale et l'harmonie des classes.





Le sentiment de la responsabilité sociale

Le centre de gravité de la politique sociale est, dans la nouvelle Allemagne, dans l'entreprise. C'est une réflexion toute simple qui a orienté les esprits dans cette direction. L'Allemagne de 1918 n'avait vu dans la question sociale qu'une question de salaires. Cette conception ne pouvait aboutir qu'à l'insuccès au milieu de luttes brutales pour le tarif, de haines mutuelles entre enfants d'un même peuple et d'une indicible détresse.

En faisant abstraction des richesses naturelles, richesses qui, en Allemagne, sont modestes lorsqu'on les compare à celles d'autres nations — de ces richesses assurant à un peuple espace vital et produits du sous-sol, on s'aperçoit que la question sociale est exclusivement un problème du travail. Car, il n'y a que le travail pour créer des valeurs assurant l'existence et un peuple ne vit jamais que des valeurs qu'il se crée par son travail. De sorte que si le peuple allemand veut bénéficier d'un nouvel essor économique et social il lui faudra être assidu et se contenter des valeurs dont il sera l'artisan en vue de les consommer. Tout effort d'amélioration de la nourriture, du vêtement, de l'habitation, de la sécurité des vieux jours doit être sanctionné par un travail créateur de nouveaux produits et de nouvelles réserves. Le chef du Front du Travail allemand a un jour résumé tous ces problèmes en la formule suivante :

« Le socialisme véritable réside dans les performances. Faisons le nécessaire pour que notre peuple ait la meilleure hygiène, la meilleure éducation professionnelle, la meilleure sauvegarde sociale et soit, par là, capable des plus grandes réalisations — et alors la question des salaires ne sera plus qu'une question d'honnêteté et de bienséance, de bon esprit et, par là, une question d'éducation. »

Cette conception fait aujourd'hui partie du patrimoine intellectuel de tout Allemand. Il n'y avait pour comprendre ces enchaînements que la communauté d'entreprise qui, du directeur de l'exploitation au jeune travailleur, reconnaît ce qu'il y a de commun dans leur vie à tous et dont les forces s'ordonnent judicieusement dans la suite des passes du travail en vue de l'obtention du maximum d'effet utile au point de vue économique et social.

Da sorte que l'esprit et le but du sentiment de la responsabilité sociale devaient être d'établir d'étroits rapports avec les tâches pratiques du monde du travail ainsi que de discuter et de solutionner les problèmes sociaux de l'entreprise aussi complètement que possible dans un sentiment de responsabilité sociale parfaitement autonome.

La structure répondant à ce sentiment a comme point de départ chaque entreprise. A la tête de la communauté que celle-ci constitue se trouve en effet un « Conseil de confiance » qui se compose du chef d'exploitation, du représentant du Front du Travail allemand et, selon l'importance de l'établissement, de plusieurs membres du conseil' de confiance choisis parmi l'effectif. Le Conseil de confiance exerce ses attributions sans être rémunéré. Ceux qui en font partie ont prêté serment de promouvoir les intérêts de la communauté et ne peuvent pas être congédiés de leur emploi. Ils doivent se distinguer par leur conduite et leur savoir faire professionnel. Ils secondent le chef d'exploitation dans la direction des hommes qui font partie de cette dernière et ils l'aident à se rendre compte des soucis et des désirs de l'effectif et à y répondre de façon équitable. Inversement les membres du conseil de confiance donnent les éclaircissements voulus sur les légitimes exigences et nécessités de l'exploitation, contribuant ainsi à faire comprendre les mesures et les décisions prises par le chef. Au nombre de leurs attributions figure surtout l'élaboration d'un règlement d'exploitation, ordonnant la vie intérieure de l'entreprise, établissant le détail des droits et devoirs de la communauté d'entreprise, tels que temps de travail, pauses, permissions, délais de congé, salaires, obligations sociales et prestations etc.


La responsabilité sociale est une des institutions les plus salutaires existant en vue de la pacification de la vie active : elle a contribué, de façon remarquable à la compréhension mutuelle des entrepreneurs et des ouvriers. C'est à son influence que le travailleur allemand est redevable d'une sauvegarde sociale variée répondant aux particularités des exploitations et, par là, d'une amélioration permanente des conditions de son travail et de son genre de vie. Bornons-nous à donner quelques exemples de cette activité tutélaire dont on pourra voir un raccourci dans les trois salles de l'Exposition : structure des salaires à la tâche sur la base des conditions minima du tarif / compensation des charges de famille / prolongation des délais congé / introduction d'un droit formel de vacances par l'adaptation du système des timbres de vacances pour ouvriers saisonniers (autrefois 75 %> des ouvriers du bâtiment ne bénéficiaient pas de vacances par suite d'insuffisance de période préparatoire. Grâce au système des timbres un million et demi d'ouvriers bénéficient de vacances convenables) / échelonnement des vacances d'après l'âge, le nombre d'années dans la profession, l'appartenance à l'entreprise et la difficulté du travail / limitation de la période d'attente à 6 mois / vacances plus étendues pour les adolescents pouvant atteindre 18 jours / organisation d'une protection du travail dans les entreprises par 200.000 contrôleurs non rétribués de la Protection du Travail dans le cadre du Front du Travail allemand / protection hygiénique préventive par une surveillance médicale régulière des membres de l'effectif / organisation des dispositifs d'aération et de désaération, des locaux d'éclairage et de séjour / conformation des machines et outils mettant à l'abri des accidents.

Et par là l'action tutélaire sociale pénètre de plus en plus dans le cycle immédiat des chefs et des communautés d'entreprise. La responsabilité sociale est devenue un instrument idéal de l'égalisation sociale équitable favorable à la collectivité. Sa plus grande valeur réside certainement dans une éducation continue dans le sens de la solidarité et d'un esprit de socialisme. Les dépenses librement exposées en vue de prestations sociales des entreprises dépassant les prescriptions légales sont considérées peu à peu comme allant de soi. Pour l'exercice 1936/1937 590 exploitations à effectif considérable accusaient les chiffres suivants :
Total des salaires et traitement       47.728.400.000 frs.
Allocations sociales supplémentaires non obligatoires .   .   .     3.264.500.000 frs.
Dividendes                      5.310.900.000 frs.

Les prestations spontanées atteignent donc 6,8 °/o des salaires et des traitements et 61,5 % des dividendes. De ces 590 grandes exploitations 47,6 °/o ont, au cours du dernier exercice distribué des primes et des gratifications, 29,1 % ont créé des caisses de pensions et des caisses de secours, 27,2 % ont exposé des dépenses pour l'organisation des loisirs, 42,7 % pour des lotissements et des habitations, 15,9% pour la prévoyance sociale (hygiène, alimentation à prix réduits, « Kindergärten », homes pour la vieillesse et sanatoria), et 33,2 % pour la formation professionnelle et l'éducation des apprentis.




La nouvelle Allemagne organise des concours d'émulation 
entre les entreprises

Le capital le plus précieux de l'entreprise est la main d'œuvre de son effectif. Conserver cette main d'œuvre et en développer la valeur est le premier devoir d'un chef d'exploitation allemand. Pour mettre en relief ce que cette tâche toute de dévouement pour le peuple et l'Etat a d'honorable et pour lui accorder toute la reconnaissance qu'elle mérite le Führer-Chancelier a, en date du 29 août 1936, édicté des dispositions aux termes desquelles le titre d'

« Entreprise nationale-socialiste modèle »

sera conféré aux exploitations réalisant de la façon la plus parfaite la conception de la communauté d'entreprise nationale-socialiste au sens de la « Loi d'organisation du travail national » et dans l'esprit du Front du Travail allemand et cela, par le concours du directeur de l'entreprise et de son effectif.

Ce titre est accordé pour une année sur la proposition du Front du Travail allemand et peut être concédé de nouveau en cas de mérites correspondants. Un diplôme du Führer délivré le jour de la Fête nationale du peuple allemand, c'est-à-dire le 1er mai, constitue un signe tangible de la distinction accordée aux entreprises nationales-socialistes modèles qui ont le droit de porter le drapeau du Front du Travail allemand à bordure d'or. Toute une série d'insignes de performances délivrés aux entreprises qui se sont particulièrement mises en relief dans d'importants domaines de la politique sociale, complètent cette distinction fondamentale. Le chef du Front du Travail allemand confère les insignes de performances comme récompense d'un zèle exemplaire déployé au service de l'hygiène publique, à celui de l'éducation professionnelle ainsi qu'en reconnaissance de l'établissement de « homesteads » (biens de famille), de logements modèles et des encouragements remarquables à la « Force par la Joie ». A cela s'ajoute le « Diplôme régional pour records de tout premier ordre » que confère le « Gauleiter » (chef régional) du Parti ouvrier national-socialiste allemand compétent aux entreprises qui dans leurs efforts en vue d'améliorer leur organisation sociale ont atteint le stade préliminaire de l'entreprise modèle.

Le premier Concours d'émulation 1937/1938

Le docteur Robert Ley, directeur du Front du Travail allemand, a coordonné toutes ces mesures et les a intégrées dans un grand concours d'émulation sociale qui devait être disputé pour la première fois en 1937/1938. Rien ne montrera mieux le caractère de truisme que présente maintenant la pensée du progrès social pour le chef d'entreprise allemand que le fait des 84.000 inscriptions enregistrées pour le premier concours.

Cette idée d'émulation apparaît pour la première fois dans l'histoire sociale des peuples. Elle a été un puissant stimulant de la politique sociale allemande, elle l'a dégagée des mesquineries législatives et elle en a fait un moyen d'éducation de tout premier ordre. Les résultats de ce premier concours à la date du 1er mai 1938 étaient impressionnants :







Tutelle sociale au profit de la femme qui travaille

5.179 chefs d'entreprise accordaient des congés de grossesse avant le terme prévu par la loi en continuant à payer le salaire
6.115 entreprises payaient la différence entre le secours de maternité ou l'allocation de grossesse et le salaire
233 entreprises organisèrent des maisons de repos pour mères
972 entreprises avaient créé un poste d'« ouvrière sociale » avec mission de s'occuper exclusivement de l'hygiène de la femme à l'atelier ou à l'usine
546 entreprises avaient créé des «Kindergärten» d'usine modèles pour les enfants des mères occupées professionnellement
15.074 entreprises versaient un subside matrimonial aux membres de l'effectif désireux de se marier
15.261 entreprises accordaient aux membres de l'effectif des secours pécuniaires et des layettes à la naissance d'enfants 7.647 entreprises versaient des allocations spéciales aux familles nombreuses

Encouragement de l'éducation professionnelle

4.850 entreprises avaient organisé des ateliers-écoles et des sections d'enseignement 1.181 entreprises avaient créé des écoles d'usines pour le perfectionnement professionnel des membres de leur effectif
3.809 entreprises avaient abrégé le temps d'apprentissage comme équivalence de bons travaux de leurs apprentis
1.121 entreprises avaient créé des ateliers de réadaptation
14.000 entreprises avaient accordé des bourses et autres avantages similaires à 70.000 membres de leurs effectifs s'étant particulièrement distingués dans le concours d'émulation du Reich.

Mesures en faveur de l'hygiène nationale

2.500 entreprises avaient créé un poste de médecin d'entreprise à titre principal ou à titre accessoire pour le contrôle de la santé de leur personnel 3.390 entreprises avaient créé de nouvelles ambulances
25.800 gardes-malades et sœurs d'usines avaient été formés pour les soins à donner en cas de maladies bénignes et pour les premiers secours en cas d'accidents : 4.186 groupes sanitaires avaient été constitués dans les entreprises et instruits par des médecins 4.559 associations de sport d'usine s'étaient ajoutées à celles déjà enregistrées l'année dernière, cependant que le nombre des places de sport d'usine augmentait de 1.250 1.700 entreprises avaient engagé un professeur de sport à titre soit principal soit accessoire pour diriger les sports de l'entreprise
2.970 entreprises avaient organisé un service d'autobus régulier ou obtenu l'insertion de trains spéciaux dans l'horaire des chemins de fer en vue de permettre aux membres de l'effectif de se rendre plus facilement à leur travail et de rentrer plus rapidement à leur foyer 2.276 cantines d'usine avaient été créés
7.460 entreprises avaient distribué quotidiennement des aliments chauds à leur personnel 25.190 entreprises avaient créé des dispositifs de réchauffement des aliments apportés par leurs collaborateurs
Les dépenses des entreprises ayant participé au concours d'émulation, dépenses exposées pour l'embellissement et le développement de leurs installations, ont atteint au cours de la dernière armée la somme de 3.405 millions de frs.


La « Force par la Joie »

L'organisation nationale-socialiste la « Force par la Joie » a été créée le 27 novembre 1933 sur une décision du Führer. Elle a réussi à rallier à la communauté démotique et raciale des millions de travailleurs allemands qui avaient la folie de se considérer comme des prolétaires et de les rallier en membres de la communauté conscients d'une valeur qui n'était autrefois qu'un orgueil de déshérités. La Force par la Joie est une idée révolutionnaire qui a donné à toute la vie allemande un contenu absolument nouveau et l'a orientée dans une direction non moins inédite. Etant donné cette extraordinaire transmutation sociale l'activité variée de l'organisation sociale nationale-socialiste La Force par la Joie s'est vu attribuer une salle spéciale abondamment ornée de tableaux et de modèles dans la section allemande de l'Exposition du progrès social.

La note caractéristique de la vie allemande au cours des décades passées était une mise en relief très accusée de l'origine, du milieu et de la classe. Il y avait une fierté paysanne, une fierté bourgeoise, une fierté nobiliaire et une fierté d'officier et chaque classe avait une conception de l'honneur à elle. Cette ivraie intellectuelle foisonnait jusque dans l'existence professionnelle, ébranlant finalement la population active animée, d'une part, d'une impitoyable haine de classes, et de l'autre, d'une morgue de caste irréductible.

L'organisation de la Force par la Joie a introduit dans les ateliers, dans les villes comme dans les villages un nouveau genre d'ordre social qui a fait revivre la foi dans la solidarité des enfants d'un même peuple dans des millions de cœurs gagnés. L'homme qui travaille se trouva intégré, comme il l'état déjà dans sa vie ergique, au beau milieu de l'existence sociale.

La Force par la Joie donna naissance à un mouvement des loisirs qui, dès ses débuts, se consacra à l'organisation des temps libres, des repos et des congés de tous ceux qui œuvrent et se préoccupa surtout de rendre accessible aux travailleurs manuels allemands tout le patrimoine artistique et culturel de la nation allemande. Elle a ainsi transfiguré le monde du travail, créateur de valeurs, et vivifié les Allemands de l'idée de la Joie. Elle a ainsi amené la réconciliation des classes, réconciliation d'un prix incontestable pour les luttes nationales décisives du peuple allemand au cours des dernières années ainsi que pour l'avenir qui s'ouvre devant lui. Au bout de cinq années d'un infatigable labeur de création continue l'organisation nationale-socialiste de La Force par la Joie, émanation du Front du Travail allemand peut être fière de ce résultat dont les plus essentiels seront indiqués ici :

Voyages, randonnées, excursions et congés

Les vacances ! Qui s'est inquiété jadis de ce que l'ouvrier, le petit employé, ayant l'un et l'autre â peine de quoi s'offrir le tramway ou l'omnibus pour aller au théâtre, bref, ces gens sans moyens pourraient bien faire de leurs temps libres ?

Aujourd'hui, l'ouvrier allemand accomplit un voyage en Norvège avec la Force par la Joie pour 690 francs. En tout juste 6 jours ouvrés il a gagné de quoi se payer cette odyssée. 



Le 22 mars 1938 les ouvriers allemands ont pour la première fois abordé le sol africain comme « globe-trotters de vacances ». Le 15 novembre 1938 des membres de l'organisation La Force par la Joie en congé faisaient escale dans le port yougoslave de Split. Le même mois la flotte de la Force par la Joie venait pour la première fois visiter la Grèce où des travailleurs allemands, fait sans précédent, prenaient contact, avec le monde antique. 

Au cours des deux dernières années les navires de La Force par la Joie se sont rendus en Italie à intervalles déterminés. Rien que l'hiver précédent 30.000 citoyens allemands venus de tous les points du Reich ont pu naviguer dans la Méditerranée sur la flotte de la Force par la Joie. Le programme des croisières d'hiver pour 1938/1939 a atteint avec ses 64.000 participants de La Force par la Joie un chiffre record. Il y a longtemps maintenant, qu'à Madère, en Grèce, en Yougoslavie et en Italie les permissionnaires de la Force par la Joie sont accueillis en hôtes sympathiques. Avec le premier voyage du second navire sans classes l'organisation La Force par la Joie a pu mettre en service le sixième navire pour les grandes traversées après l'achat de 4 vapeurs pour passagers et la construction de deux navires. Une flottille danubienne de la Force par la Joie va, d'accord avec les pays amis qu'elle traversera, pousser ses voyages jusqu'à la Mer Noire.

Mais les randonnées de la Force par la Joie franchissent également les « verdoyantes frontières terrestres ». Indépendamment de voyages en Haute-Italie et en Yougoslavie des ouvriers en congé ont dans le cadre d'un voyage culturel visité le 1er octobre 1938 la capitale de la France pour se rendre compte des beautés culturelles de Paris. Innombrables sont les possibilités de voyage à l'intérieur de l'Allemagne que l'Office « Voyages et randonnées » offre aux membres du Front du Travail, soit jusqu'aux rives de la Mer du Nord et de la Baltique, soit dans les montagnes, soit sur les bords du Rhin, soit dans le gracieux pays de Souabe, en bref, où que vous voulez aller à l'intérieur des confins du Reich.

Un sommaire aperçu des trajets accomplis par terre et par eau, des randonnées ainsi que des chiffres de ceux qui y participèrent, permet de se rendre nettement compte de l'importance de l'organisation des loisirs ainsi que des pérégrinations et du tourisme qui ont été l'œuvre de la Force par la Joie au cours des dernières années, sans parler des impressions et souvenirs inoubliables que 30 millions de membres de la communauté démotique, et raciale auront rapporté de 196.911 déplacements, tournées de week-end, parcours sur terre et par eau, sur la Mer du Nord ou à travers l'Océan, qui se sont déroulés de 1934 à l'automne 1938.

Réunions et festivités des heures de repos

Les théâtres en régie de La Force par la Joie ou des théâtres avec lesquels elle a passé des conventions de représentations à prix réduits, les orchestres les plus importants et les plus célèbres procurent aujourd'hui aux membres de la population active allemande des satisfactions artistiques de la plus haute perfection. Pour le prix de 11 frs. à toutes les places le travailleur de la nouvelle Allemagne peut maintenant aller au théâtre. De sorte qu'il n'a même pas besoin de travailler une heure pour s'offrir un spectacle, entendre un opéra, écouter les créations de compositeurs célèbres ou se détendre aux bonnes productions de scènes intimes. Des expositions d'art et des visites de musées sont là pour compléter l'immense effort tenté en vue de montrer à l'Allemand moyen les chefs-d'œuvres de la culture allemande.

Ici encore laissons parler les chiffres : en novembre 1938 l'Office « Heures de repos » avait enregistré à son actif 73.000 représentations théâtrales auxquelles 33.700.000 personnes avaient assisté, 15.600 concerts que 7.900.000 amateurs avaient fréquentés, sans parler d'autres manifestations culturelles au nombre de 180.000 ayant attiré 70 millions de personnes, et de 47.000 projections filmiques dans les campagnes à l'aide de l'auto de films sonores devant 18.650.000 assistants. Et, depuis, ces chiffres ont été dépassés de façon extraordinaire.

L'organisation ne se borne d'ailleurs pas à offrir des spectacles à prix réduits là où se trouvent déjà des instituts d'art.  Elle porte aussi la culture aux points où l'individu








Beauté du Travail

Gomme il n'y a pas de rendement ergique sans joie de produire, l'Office « Beauté du Travail » créé en 1934 est devenu une subdivision de la Force par la Joie. Sa dénomination indique son but : la beauté du travail. Et il ne s'agit nullement d'une beauté que le patron paie de sa poche pour que l'effectif ait toutes ses aises, car une bonne partie des places de travail embellies, des jardins entourant l'entreprise, des installations sportives et balnéaires est due au travail volontaire des collaborateurs pendant leurs heures de repos. Le patron s'est contenté de donner la place et les outils et souvent il a, lui aussi, mis « la main à la pâte ».

Un air pur, une bonne lumière, une place de travail propre, tel est le minimum de ce que l'on peut exiger de chaque entreprise et en Allemagne ce minimum est réalisé. Des lavabos et des vestiaires impeccables ne sont plus depuis longtemps une curiosité sporadique. On fait encore mieux en s'inquiétant de l'euphorie physique des équipes. Repas chauds en locaux confortables, pelouses soignées, avec sièges et chaises-longues pliantes pour les pauses, garages de bicyclettes, places de sport et plages, rien ne manque.

On attache une importance particulière à la création de salles de réunion ainsi qu'à leur arrangement qui doit être de bon goût. C'est en effet là que le personnel passe ses heures de repos. Des scènes permettent de jouer de petites pièces de caractère récréatif ou didactique, d'organiser des concerts ou d'entendre des conférences. Et l'habitude est prise par les établissements, qui en ont les moyens, de conférer une note de gaieté à leurs locaux en faisant appel à des artistes qualifiés ou à de talentueux membres de l'équipe pour la décoration murale au moyen de sentences ou de fresques appropriées.


Le bon état sanitaire des entreprises repose sur l'observation de quelques prescriptions fondamentales, telles que mesures suffisantes de prévention d'accidents, d'une part, éducation adéquate des équipes sur l'observation de toutes ces mesures (aussi en cas d'incendie) d'autre part, et enfin contrôle médicale individuel des membres de l'effectif par le médecin de l'entreprise. 600.000 ouvriers au moins appartenant à 4.752 exploitations, ont été l'objet d'un examen médical. C'était autrefois un supplice pour le travailleur de se morfondre pendant des heures entières dans l'atmosphère étouffante de la salle d'attente du médecin, bondée à ne plus trouver de place, pour être porté « rétabli » après un examen superficiel (en considération de la foule des camarades voulant avoir leur tour) et cela, bien que défaillant. Aujourd'hui la situation est renversée : c'est le médecin qui vient en ami à l'usine. C'est lui désormais qui invite l'ouvrier à se faire ausculter à fond et qui, selon le résultat, le congédie avec un mot d'encouragement ou lui propose une cure quelque part aux frais des assurances sociales, à moins qu'il ne lui prescrive quelques jours de repos.

Sous plus d'un autre rapport encore les entreprises s'occupent du bien-être de leur effectif. C'est ainsi que nombre d'entre elles ont installé pour les besoins de leurs collaborateurs mutilés de guerre des lavabos spéciaux fonctionnant à l'aide de pédales et de leviers coudés pour les commodités des manchots. D'autres entreprises veulent que leurs collaborateurs ménagent leurs forces en se rendant au travail. C'est dans cette pensée que 2.970 établissements ont facilité à leurs





L'organisation du self-help du Front du Travail allemand

Le Front du Travail allemand protège environ 22 millions de personnes. L'activité sociale à laquelle il se livre est pratiquement entre les mains de 36.000 collaborateurs en titre et de 2 millions de collaborateurs à titre gracieux. A cela s'ajoute comme organes et auxiliaires sur place tous les chefs d'entreprise et les membres de leurs Conseils de confiance. Jusqu'à l'automne de 1938 ces institutions d'assistance étaient venues en aide à 7 millions 800 mille camarades dans le besoin avec une dépense totale dépassant 4.920 millions de francs.

400 Offices de Consultations juridiques et 1.500 Conseils juridiques en titre préparent la solution des différends du Droit du travail pouvant surgir entre employeurs et employés. 95 °/o des cas se terminent par une transaction à la suite d'une procédure de conciliation, de sorte que 5 °/o seulement des différends sont portés devant les tribunaux de travail.
L'Office des Femmes qui a à sa disposition 5.000 sections de consultation et 60.000 auxiliaires non rétribuées pour l'exercice de leur activité tutélaire, répare les omissions de la législation antérieure dans le domaine de la prévoyance sociale concernant les femmes ayant une profession. 1.500 groupes d'ouvrières et quelques milliers d' « ouvrières d'entreprise » s'occupent des femmes employées dans les entreprises. L'Office des Femmes s'efforce d'obtenir une amélioration des places de travail, s'occupe des femmes enceintes et des mères faisant partie des effectifs, ainsi que des femmes malades et organise des cours d'enseignement ménager et d'hygiène. Les résultats des luttes d'émulation des entreprises allemandes sont le reflet fidèle de l'activité de cet office.

L' « Office d'hygiène populaire » se propose d'entretenir la vigueur des membres de la communauté démotique et raciale des ateliers et des usines. Tout Allemand et toute Allemande de cette catégorie doivent, une fois par an, être l'objet d'un examen approfondie d'un médecin attitré. La bienveillante collaboration de nombreux patrons a grandement facilité l'obtention des résultats déjà atteints. Les efforts faits dans ce domaine tendent à conserver à chaque individu sa force de travail, à prolonger le nombre de ses années utiles à l'économie et à prendre des mesures préventives contre tout dommage à la santé.

L'Office des homes-steads ou biens de famille exerce une influence capitale sur la construction des logements et l'établissement des lotissements dans la nouvelle Allemagne. Par les projets, qu'il adopte et l'action qu'il exerce sur l'administration générale ainsi que sur les administrations municipales et par l'intermédiaire des sociétés de logements relevant de lui, cet office crée les conditions d'une habitation saine et spacieuse, de « foyers » en propriété et de logements en location. A l'automne 1938 il avait depuis sa fondation encouragé la création de 230.000 lotissements, « foyers » et étages pour une dépense totale de 19,5 milliards de francs. Et on était redevable à son initiative de la construction depuis 1933 d'un total de 830.000 logements sous la forme soit de colonies modèles soit d'étages.






Photo ci-dessus : Régulièrement les garçons et fillettes de la Jeunesse hitlérienne sont examinés par le médecin

Contrôle de l'hygiène et de la santé du peuple allemand par le Mouvement national-socialiste

A côté des assurances sociales allemandes qui sont le grand facteur de la santé publique relevant de l'Etat, il y a des organisations du Mouvement national-socialiste qui contribuent au maintien et à affermissement de cette santé. Il est question en d'autres chapitres de cette brochure des mesures sanitaires prises par l'Assistance nationale-socialiste, l'Organisation nationale-socialiste la « Force par la Joie » et par le Front du Travail allemand.

Le contrôle sanitaire médicale des entreprises n'est complet que par la visite en série, dans les différents districts, de l'effectif à la place de travail elle-même. Ces visites sont effectuées sous la direction de l'Office central d'Hygiène et de Santé publique en collaboration avec le Ministère du Travail du Reich, les Assurances du Reich et le Front du Travail allemand. Les résultats obtenus jusqu'à présent, ont mis en relief l'importance de ces examens. Plus d'un travailleur porte en lui des germes morbides qui ne l'incommodent pas, dont il ignore même la présence et dont le traitement à temps peut empêcher de graves maladies ultérieures et éventuellement la perte de sa capacité de travail. Ces examens médicaux ne cessent de se renouveler de sorte qu'on arrivera à se rendre parfaitement compte avec le temps de l'état de santé de la population active allemande. Les médecins et le Front du Travail allemand ont ainsi à leur disposition la documentation leur permettant de donner des conseils aux chefs d'entreprise sur la façon dont ils peuvent s'acquitter de leurs obligations en ce qui concerne la santé de leur effectif.

L'Association nationale-socialiste des médecins collabore à tous les projets de lois pouvant, en quelque manière, exercer une influence sur notre santé. Cela est vrai de la loi du 1er janvier de 1939 sur la protection de la Jeunesse ainsi que pour la protection du travail des femmes enceintes et des femmes en général. Les Comités consultatifs des Assurances du Reich comprennent des membres de l'Association nationale-socialiste des médecins qui doivent veiller à ce que toutes les mesures prises soient en harmonie avec le contrôle sanitaire du Parti ouvrier national-socialiste allemand.

Notons que l'organisation de la Jeunesse hitlérienne fait déjà le nécessaire pour la conservation de la santé de la jeunesse allemande. Elle n'admet que les adolescents satisfaisant aux exigences minima d'une visite médicale. « Nous commençons par la Jeunesse hitlérienne », disait le docteur Wagner, Führer des médecins du Reich, mort il y a peu de temps. Et en effet, chaque bambin et chaque fillette reçoit sa carte sanitaire. De fréquents examens subséquents complètent le tableau et permettent d'intervenir à temps. — On le voit, le Parti et l'Etat ont orienté toutes leurs institutions dans le sens d'une tutelle sanitaire et sociale du peuple allemand extrêmement cohérente.


La politique sociale de l'Etat

La politique sociale de l'Etat porte dans la nouvelle Allemagne surtout sur les salaires, la législation du travail et de sa protection, les assurances sociales et l'assistance aux rentiers, aux invalides du travail, aux mutilés de guerre, aux veuves et aux orphelins et, enfin, sur la construction de logements. Elle s'est depuis 1933 engagée dans des voies complètement nouvelles en tenant compte des grands projets que le gouvernement du Reich avait envisagés pour créer des occasions de travail et atténuer le plus gros de la détresse allemande. Le point saillant de la situation socialement désespérée dans laquelle se trou­vaient la nation et l'Etat en 1933 était la présence d'une immense armée de plus de 7 millions de sans-travail qui s'efforçaient en vain de trouver une occupation et du pain. Le service d'intérêts de la Dette publique et des dettes de l'économie monstrueusement accrues menaçait d'anéantir la vie économique de l'Allemagne. Les quelques personnes qui avaient encore du travail étaient obsédées de l'angoisse de n'en plus avoir. Il fallait réunir des sommes énormes pour assurer aux chômeurs un minimum d'existence. La lutte de classes déchaînée, se tra­duisait par des grèves et des « lock-out » à n'en plus finir qui causaient des pertes irréparables à la force productive ainsi qu'au pouvoir d'achat de la nation. Pour conserver un ordre relatif dans les finances publiques on édictait des décrets-lois qui ne cessaient de réduire salaires et traitements et d'accroître en quelque sorte « à la chaîne » les taxes pour les allocations aux sans-travail. Aussi le pouvoir d'achat des masses était-il descendu à un étiage-record. Pour sauver les assu­rances sociales de l'ultime catastrophe différents décrets-lois avaient fait des coupes sombres dans les rentes des invalides du travail, des mutilés de guerre, des veuves de guerre et de ceux qui touchaient une pension de l'Etat. La détresse de celui-ci avait entraîné celle de la nation entière.

Telle était la situation que trouva le gouvernement national-socialiste, lorsque le General feldmarschall de Hindenburg, président du Reich, blanchi sous le « harnois » du devoir, confia au chef du Mouvement national-socialiste le gou­vernail de l'Etat. Un regard rétrospectif sur les six années écoulées depuis montrera tout ce qui a été accompli dans l'intervalle par le nouveau gouverne­ment du Reich dans le domaine de la politique sociale pour relever le niveau de vie du peuple allemand dans le cadre des strictes limites de son espace vital à un point qui rendit la vie digne d'être vécue.

Le gouvernement du Reich a surtout dégagé la base d'une politique sociale constructive en supprimant complètement le chômage existant à son arrivée au pouvoir. L'exécution du programme d'occasions travail sur l'initiative de l'Etat a été accompagnée d'un véritable essor de la Conjoncture. De sorte que le peuple allemand est assuré d'avoir pour des décades du travail et du pain et que la pénurie de travail a déjà fait place à la pénurie de bras, à la suppression de laquelle les dirigeants de l'Etat, du Parti et de l'Economique vouent en commun tous leurs soins.


La base légale de la communauté d'entreprise

Provenant de l'esprit cénesthésique de la communauté démotique et raciale les lois sociales ne divisent plus employeurs et employés en deux groupes, elles les réunissent, au contraire, dans une pensée de camaraderie faisant ainsi régner la paix dans les entreprises. Il fallait pour cela éliminer la morgue d'une part, et la haine de classes de l'autre. C'est dans cette pensée qu'Adolf Hitler créa le Service de travail du Reich. Chaque Allemand doit pendant un semestre se livrer à des travaux manuels, à des travaux de paix dont profitent sa patrie et son peuple. De cette façon travailleurs et intellectuels apprennent à se connaître et à respecter leurs activités respectives. De sorte que le Service de travail du Reich constitue un élément important de la grande œuvre éducative du peuple allemand, œuvre qui se propose de réaliser la devise : « Dans la nouvelle l'Allemagne il n'y a qu'une noblesse — noblesse du travail !»

Mais il ne s'agissait pas seulement de rétablir une réciprocité de respect entre les travailleurs aux mains calleuses et les travailleurs de l'esprit : il s'agissait encore, et surtout, de reconnaître la valeur éthique du travail en général, valeur dont en des temps de capitalisme et de matérialisme on avait perdu le sentiment.

Le travail était en effet devenu un simple moyen de satisfaction de l'avidité des profiteurs. Le gain pour l'entrepreneur, le salaire pour l'ouvrier étaient la base de leurs activités respectives. Et comme conséquence c'était la lutte, c'était la grève, c'était le « lock-out » avec les inévitables diminutions de la richesse nationale qui en résultaient. La « Loi d'organisation du travail national » du 20 janvier 1934 mit un terme à cette matérialisation du travail, en proclamant le principe de la primauté de la solidarité sur l'égoïsme. «Utilité commune passe utilité individuelle ! »

Le chef d'entreprise et son effectif travaillent en commun à la réalisation des buts de l'entreprise et à l'avantage de la nation et de l'Etat. Le premier doit veiller au bien des seconds et ceux-ci sont tenus à fidélité envers lui. Un Conseil de confiance (Vertrauensrat) élu par l'effectif est le support de la communauté de l'entreprise. La réglementation des salaires est soustraite à l'arbitraire d'associations impersonnelles. Des fiduciaires, désignés par l'Etat et responsables envers le Ministre du travail du Reich, établissent les conditions du travail dans des ordonnances tarifaires et contrôlent l'accomplissement des obligations de prévoyance sociale incombant à l'entrepreneur ainsi que l'observation du devoir de fidélité des ouvriers et employés.


L'activité des fiduciaires du Travail a énormément amélioré les conditions dans lesquelles se déploie l'activité de l'effectif. Chaque tarif édicté jusqu'à ce jour prévoit pour les ouvriers, selon le nombre d'années qu'ils appartiennent à la profession et à l'entreprise, 3 à 14 jours de congé payé par an. Les délais-congé, qui, autrefois, pour les travailleurs manuels étaient d'un jour à une semaine, ont été considérablement prolongés. En outre, un fiduciaire spécial a été créé pour l'industrie à domicile : ce fiduciaire assure une rétribution convenable de cette activité autrefois mal payée et surveille l'exécution des dispositions qu'il prend. Les travailleurs à domicile participent maintenant également aux congés payés, ce qui leur permet de s'accorder le repos dont jouit n'importe quel autre ouvrier.


Il n'est pas de peuple n'ayant ses éléments asociaux cherchant à enfreindre les lois existantes. Ils relèvent naturellement de la vindicte publique. La loi d'organisation du travail national a, elle aussi, créé des tribunaux chargés de juger les infractions contre la communauté d'entreprise ainsi que les atteintes à l'honneur social : ce sont les tribunaux d'honneur sociaux. On y aboutit en passant par le Conseil de confiance et le fiduciaire. Le Conseil cherche tout d'abord à amener le chef d'entreprise ou le membre de l'effectif à remplir ses obligations sociales. Au cas où ses efforts ne sont pas couronnés de succès il fait appel au fiduciaire qui invite à faire cesser l'abus constituant une perturbation pour la communauté. Et si cette invitation elle-même demeure sans succès, le fiduciaire porte plainte devant le tribunal d'honneur social. Cette instance peut prononcer un avertissement, un blâme, condamner à des amendes, voire priver du droit d'être chef d'entreprise ou décider l'éviction de la place de travail jusqu'alors occupée. Mais la conviction que la contrainte ne mène pas à grand'chose et que, par contre, le dévouement à une idée et une coopération spontanée peuvent soulever des montagnes se manifeste dans le fait que d'année en année il est de moins en moins nécessaire de citer entrepreneurs ou membres de l'effectif devant les tribunaux sociaux.

Politique des salaires

Les mesures prises par le gouvernement du Reich en matière de salaires résultaient tout naturellement du programme de création d'occasions de travail pour 7 millions de chômeurs renforcés par quelques millions de chômeurs partiels. La détresse économique des années précédentes avait amené une diminution des tarifs de salaires, diminution qui à la fin de 1932 oscillait de 27 à 32%. Il convenait tout d'abord d'éviter tout ce qui pouvait rendre plus difficile l'insertion de nouveaux salariés dans le processus économique. D'autre part, il fallait supprimer le plus rapidement possible les plus graves injustices sociales. Le rétablissement de tarifs fut accompagné de l'établissement d'une limite générale minima des salaires, cela en vue d'assurer l'indispensable à tous les travailleurs.

L'absolue confusion qu'offrait au début du nouveau régime le système tarifaire a, au cours des années, grâce au travail social préparatoire des Offices professionnels du Front du travail allemand, fait place à une réglementation raisonnable des tarifs. Dans la fixation des salaires minima, des jours de congé et des conditions de travail, il est toujours tenu compte de la structure des branches entrant en ligne de considération ainsi que de la rentabilité des entreprises de leur secteur. Car, il ne fallait pas que des charges sociales excessives vinssent entraver l'essor économique, tout développement économique satisfaisant ne pouvant être obtenu que dans le cadre d'une organisation sociale équilibrée.


De sorte que, sous l'influence de l'idée de la communauté démotique et raciale ainsi que de celle de la communauté d'entreprise on s'est, sur la base des conditions tarifaires minima, engagé dans la voie du salaire selon la contre-prestation, lequel constitue la garantie des plus grands succès aussi bien sous le rapport de la productivité économique que sous celui du niveau de vie du travailleur.



somme de 3.750 frs., à valoir sur le remboursement du prêt, est portée au crédit des bénéficiaires. Les crédits prévus pour les prêts matrimoniaux s'élèvent annuellement à 1.500 millions de francs. Jusqu'à l'été de 1937 7,5 millions de prêts avaient été consentis et effectués.

Le peuple allemand lui-même a, dans son immense majorité salué avec satisfaction les efforts démographiques de son gouvernement, de sorte que de 1933 à 1938 il a été procréé en Allemagne, en moyenne, annuellement 244.900 enfants de plus qu'en 1932. Pour encourager cette natalité 750 millions de francs sont prévus chaque année au budget et distribués comme allocations familiales. Le nombre des familles ainsi soutenues se chiffre annuellement à cent mille environ. Les institutions d'assurances-maladie et d'assurances sociales se sont fort heureusement ralliées à cette politique. De sorte que les familles nombreuses ont droit à des prestations plus étendues de la part des caisses-maladie, elles sont libérées de toutes taxes et de toute participation aux frais de médicaments. En cas de maladie contagieuse dans la famille c'est la caisse-maladie qui assume la perte de salaire en en versant l'équivalent à la famille sous forme de secours de maladie, à moins que ce ne soit le chef d'entreprise lui-même qui supporte cette perte.

D'après la loi de structure de l'Assurance-vieillesse de 1937 les membres féminins de l'effectif récupèrent en se mariant la moitié des cotisations payées. De même, la rente permanente des orphelins et l'allocation pour enfants ont été prolongées de trois années, de sorte que les bénéficiaires peuvent toucher l'une ou l'autre jusqu'à 18 ans. Et pour répondre au sentiment social dont l'Allemagne est toute pénétrée, on continue à payer aux enfants infirmes au delà de leur 18e année d'existence l'allocation reçue jusqu'à ce moment. Dans toutes les assurances-pensions l'allocation pour enfants a été portée de 1.350 à 1.800 frs. à partir du 3e enfant et pour chacun d'eux.

Dans l'Assurance-invalidité les veuves ne touchaient la rente jusqu'à présent qu'en cas d'invalidité ou lorsqu'elles avaient atteint 65 ans. Ici encore une modification a été introduite en faveur des familles nombreuses, en ce sens que chaque veuve ayant plus de 3 enfants orphelins au point de vue légal peut toucher intégralement sa rente sans considération d'âge.

L'Assurance contre les vicissitudes et les aléas de l'existence

Dans ce domaine également la nouvelle Allemagne a réalisé des progrès. Ces mesures se distinguent des mesures antérieures à cet égard surtout par l'esprit dont elles procèdent. Autrefois l'Allemagne faisait de la politique sociale pour jeter à la population active des miettes des gains du capitalisme et calmer ainsi les masses. Aujourd'hui, par contre, c'est le sentiment d'un devoir socialiste et national qui anime dans toutes ses parties le développement de la prospérité du peuple tout entier.

Cependant, il subsiste encore des temps révolus des institutions sociales, autrefois prototypes servant à l'édification de l'univers entier, et que la nouvelle Allemagne a sauvées d'une catastrophe imminente et au perfectionnement desquelles elle ne cesse de continuer à travailler. L'Assurance sociale allemande peut jeter un long regard en arrière puisqu'elle a dépassé l'âge respectable d'un demi siècle. Elle est inséparablement liée au nom de Bismarck, son fondateur. Elle protège le travailleur allemand en cas de maladie, elle lui accorde une rente en cas de perte partielle ou totale de sa vigueur par suite d'accident, d'invalidité ou du fait de l'âge, elle assume les frais d'accouchement de la féminité ouvrière, verse des secours de maternité et d'allaitement et fait le nécessaire en cas de mort par l'octroi de rentes aux veuves et aux orphelins. Les prestations des différentes institutions d'assurances sociales se sont considérablement accrues, grâce à leur perfectionnement, au cours des dernières années.


Ce sont des sommes importantes que celles que tous les ans le peuple allemand recueille par des cotisations fixées par la loi pour satisfaire à ces charges sociales : ces cotisations sont déduites du salaire dans une proportion atteignant au total environ 5 à 8% de celui-ci et les entrepreneurs doivent y ajouter une contribution de 50 %>. Voici les sommes qui ont été dépensées :
1933   1938
pour traitement médical                  3.762  6.338 millions de francs
pour traitement dans les hôpitaux             2.799  3.649 millions de francs
pour soins dentaires             1.038  1.266 millions de francs
pour médicaments et remèdes                   1.697  2.365 millions de francs
pour secours aux malades               3.118  5.797 millions de francs
pour secours de maternité              1.002  1.795 millions de francs
pour rentes-accident                        3.793  3.245 millions de francs
pour rentes-invalidité et de caisses minières        17.591            21.207 millions de francs
pour rentes d'employés                   3.706  4.391 millions de francs

Ajoutez à cela que les assurances sociales placent surtout en constructions d'habitations leurs réserves qui, fin de 1932, étaient à la veille d'être épuisées et qui, à la fin de 1938, avaient derechef atteint l'imposant niveau de 120 milliards de francs. Rien que pour les lotissements des ouvriers d'industrie occupés dans les établissements fondés au cours des dernières années, l'assurance-vieillesse a mis 900 millions de francs à disposition.

Dans l'Allemagne actuelle les assurances sociales ne se bornent toutefois plus à remédier aux dommages survenus. Elles se proposent de plus en plus de prévenir et d'empêcher.

Chaque année des centaines de millions des recettes fournies par les cotisations sont affectées à ces fins : ce sont des millions qui profitent non seulement aux inva-lides et aux malades mais aussi à nous tous et préparent un avenir heureux à notre peuple. Aussi, un chacun supporte-t-il plus aisément et plus allègrement les retenues dont ses gains sont l'objet : il sait parfaitement quel sera leur emploi. Car les sommes croissantes d'année en année — en 1938 il s'agissait déjà de 120 à 140 millions de francs — consacrées rien qu'à la thérapeutique de la tuberculose, du cancer, du rhumatisme, des maladies des femmes, ont pour but la santé du peuple. De même les 250 sanatoria de l'assurance-vieillesse sont les indispensables « atlantes » d'une saine politique d'hygiène. Et parallèlement à ces améliorations réalisées dans les maisons de santé et dans les soins à domicile ainsi que dans le traitement curatif des tuberculeux, l'habitation, la nourriture et le vêtement ne cessent de faire des progrès.

Signalons en deuxième ligne la lutte contre les maladies vénériennes. L'assurance-vieillesse et, avec elle, les caisses-maladie créent et soutiennent les offices de consultation pour ce genre de maladie. Elles contribuent aux frais d'entretien des services d'ambulances communaux, des organisations de tempérance et de celles destinées à la protection des mères et des nourrissons. Elles accordent des subventions à l'assistance de réfection ainsi qu'aux établissements de recherches dans le domaine du cancer et de la tuberculose.


De même que l'assurance-vieillesse et l'assurance-maladie, l'assurance-accidents, dont les « supporters » sont les associations professionnelles, ne considère plus que sa tâche principale soit de verser des rentes. Pour elle également, le grand point est de guérir rapidement et complètement et surtout de prévenir les accidents, conformément au principe « Mieux vaut prévenir les dommages que d'avoir à en indemniser ».

Il n'en a, certes, pas toujours été ainsi. Le terrible effondrement dont le peuple allemand fut victime avait anéanti par l'inflation également les réserves de l'assurance sociale. Péniblement et au prix des plus grands sacrifices des assurés, ces réserves avaient été reconstituées, lorsque, à la suite de la crise économique qui sévit de 1930 à 1932 une nouvelle catastrophe les menaça. Pour la conjurer on édicta des décrets-lois qui réduisirent impitoyablement toutes les prestations et entravèrent l'hygiène et le recours au médecin ainsi qu'au pharmacien par des taxes spéciales. Ce sera l'éternel honneur du Mouvement national-socialiste que d'avoir supprimé peu à peu ces mesures asociales à la cadence du raffermissement des forces économiques de l'Allemagne et d'avoir ainsi non seulement conservé au peuple allemand la grande création sociale bismarckienne, mais encore de l'avoir considérablement développée.

Protection de la Jeunesse et de la Femme

Conscients que la jeunesse allemande est un des biens les plus précieux de l'Allemagne, l'Etat et le Mouvement national-socialistes l'ont prise tout particulièrement sous leur égide, en plus de l'excellente formation professionnelle morale et corporelle qu'ils lui assurent. La « Loi sur le travail des enfants et les heures de travail des adolescents » promulguée le 30 avril 1938 par le gouvernement du Reich a réalisé pratiquement cette protection qui accorde à la jeunesse une place à part dans l'entreprise et constitue en même temps la première pierre de l'édifice d'un droit général du travail allemand moderne.

L'esprit de la loi résulte déjà de son préambule :

«Faire de tous les adolescents des membres moralement et physiquement sains de la communauté démotique et raciale est une nécessité de l'ethnie et un devoir du national-socialisme. »

Au nombre des prescriptions de la loi il convient de relever l'interdiction absolue de tout travail des enfants. Pour les adolescentes de 14 à 18 ans la durée du travail ne doit pas dépasser 48 heures par semaine et cela dans toutes les professions et industries. Les adolescents ne doivent pas être occupés de 8 h. du soir à 6 h. du matin pour permettre à leur corps juvénile d'avoir assez de temps pour se reposer. La veille des dimanches et jours de fête le travail doit cesser dès 2 h. de l'après-midi. Le travail du dimanche est absolument prohibé. En outre, la loi prévoit pour les adolescents un congé plus long que pour les adultes, à savoir 18 jours ouvrés jusqu'à la 16e année, 15 jours ouvrés dans la 17e et 12 jours ouvrés dans la 18e.


La jeunesse a montré qu'elle savait reconnaître l'extension de ses droits — extension qui, en dernière analyse, profite à la collectivité ainsi qu'à l'avenir de la nation toute entière — en s'affirmant prête à assumer des obligations plus grandes encore que les droits accrus qui lui sont conférés. Le plus beau témoignage de cette mentalité est celui que fournit la lutte d'émulation professionnelle du Reich dont l'idée n'a pas été inculquée du dehors à la jeunesse, éclose qu'elle est de ses propres rangs. Et si la jeunesse allemande bénéficie, grâce à la loi et à d'innombrables mesures du Front du Travail allemand d'une protection plus intense dans les entreprises, il ne s'agit pas là d'assistance mais bien de prévoyance. Les jeunes ne savent que trop bien que cette tutelle se traduira au cours des années suivantes par une santé plus robuste et une capacité de travail plus considérable.

La femme a, de même que la jeunesse, besoin d'être particulièrement protégée à la place de travail. C'est en effet la mère qui portera dans son sein la vie de la nation. Il y a en Allemagne, membres travaillants de la famille compris, lia 12 millions de femmes actives, soit en chiffres ronds la moitié de toutes les femmes de plus de 20 ans.

Le national-socialisme estime que l'on ne peut demander à la femme, de la collaboration professionnelle de laquelle aucune économie moderne ne peut plus se passer, que des genres d'activité répondant à son caractère et à ses forces. D'où les efforts que l'on fait en Allemagne pour ordonner la femme dans la vie professionnelle de façon judicieuse et en tenant compte de ses dispositions naturelles.

Une loi spéciale prévoit la protection des femmes enceintes. Il n'est pas permis de donner congé aux futures mères 6 semaines avant l'accouchement et à celles qui le sont devenues moins de 6 semaines après la naissance de l'enfant. Après les couches il faut accorder aux mères qui allaitent des temps de repos suffisants pour remplir leur office. La loi provient, il est vrai, des temps révolus et ne répond en aucune façon aux conceptions du national-socialisme sur la protection des mères. Mais toutes les autorités compétentes s'occupent d'élargir les dispositions protectrices, de sorte que l'on peut compter avoir sous peu une loi qui aura notablement étendu la protection des femmes enceintes. Dès maintenant d'ailleurs, la plus grande partie des entreprises ont anticipé sur la loi, les chefs d'exploitation ayant déjà spontanément inséré dans leur réglementation d'atelier des prescriptions dépassant de beaucoup les dispositions légales de protection des mères.

Construction de logements et lotissements


Le bilan de l'habitation pour 1933 s'est clos par un déficit d'un million de logements. Aussi, le gouvernement national-socialiste se devait-il de supprimer aussi rapidement que possible les conséquences fâcheuses de la pénurie résultant de ce chiffre. Jusqu'à la fin de 1938 on avait créé 1.800.000 logements, surtout des habitations pour ouvriers agricoles, des lotissements nains, des cités ouvrières et des foyers. Dans le nombre, 900.000 logements environ avaient bénéficié de subventions des autorités. La politique de l'habitation avait ici pour tâche de décongestionner autant que possible les grandes cités, de créer un heureux équilibre entre la ville et la campagne et de combattre l'exode rural en encourageant largement la construction de logements pour les travailleurs des champs.


La politique nationale-socialiste de l'habitation s'efforce d'aboutir à une renonciation aussi complète que possible au régime des subventions et met au premier plan de ses préoccupations une politique d'encouragement à la construction de logements et de lotissements ayant recours à un marché des capitaux parfaitement sain, une politique faisant appel à la volonté d'épargne de la population, à l'initiative des sociétés de construction ainsi qu'à la collaboration des chefs d'entreprises d'Allemagne. L'Etat se bornerait au financement terminal et à promouvoir sans intermédiaire l'aménagement de logements de caractère social pour les mutilés de guerre et les familles nombreuses. Il exercerait en revanche une influence décisive sur les Caisses d'épargne, sur les institutions d'assurance et sur les instituts de crédit foncier pour le placement de capitaux dans la construction de logements du Reich.

C'est au gouvernement du Reich que l'on est redevable du grand avantage de pouvoir prendre une première hypothèque à concurrence de 50 % de la totalité des frais. Un taux uniforme de 4 à 5 % a été prévu pour les intérêts à verser. On est heureux de constater que l'offre de placements hypothécaires est en progrès constant. Les difficultés s'opposant à la prise d'une seconde hypothèque, vu le risque couru par le prêteur, ont été aplanies par la caution du Reich qui, jusqu'ici, n'a pas encore éprouvé de pertes de ce fait. C'est surtout la construction des petits logements qui bénéficie de cette caution. Elle a été accordée jusqu'ici (1er octobre 1938) pour 365.000 logements d'une valeur totale, sans le sol, de près de 36 milliards de francs.

Du 1er octobre 1937 au 1er octobre 1938 la caution du Reich a été donnée pour une valeur de 1,3 milliards de francs. Les crédits de construction sont couverts par une caution à concurrence de 75 % de la valeur constructive et édaphique. Pour éveiller la responsabilité des constructeurs à l'égard de la conservation de la fortune nationale les financements de pointe doivent en principe être assurés par des capitaux personnels. Mais comme par suite de la dépression économique qui existait jusqu'en 1933 les fonds nécessaires pour les financements de pointe n'avaient pas encore pu être accumulés par l'épargne, c'est l'Etat qui en a assumé la charge à concurrence de 90 %. Il ne faut pas oublier de mentionner de façon tout à fait spéciale que de nombreux chefs d'entreprise ont secondé énergiquement ces efforts de l'Etat en tenant à sa disposition des fonds empruntés à leurs entreprises. L'augmentation des logements du fait de constructions nouvelles ou de transformation de bâtiments existants a atteint de 1933 à 1938 le chiffre de 1.799.777, la part des transformations se montant à 250.000 environ et les habitations nouvelles étant surtout des habitations ouvrières.


Conformément aux principes de l'Office des biens de famille du Front du Travail allemand l'Etat encourage surtout la construction de lotissements nains. Le lotissement nain est un logement de 4 pièces susceptible d'être agrandi avec écurie et espace horticole. Le lotissement nain est le meilleur mode d'établissement pour l'ouvrier allemand en même temps que le moins coûteux. Il lui permet d'obtenir un revenu supplémentaire et augmente le pouvoir d'achat des masses. Le travailleur se trouve, de plus, avoir des attaches terriennes avec son pays et il perd ce sentiment de disparaître dans la masse, sentiment que fait naître la ville industrielle tentaculaire. Le lotissement nain est un foyer idéal pour le sain développement des jeunes générations et encourage la création d'une grande famille. Il assure à l'industrie allemande une classe ouvrière-souche sédentaire et empêche les agglomérations excessives de masses de travailleurs sur un espace restreint.


Vue d'avenir

Cet aperçu des progrès sociaux réalisés en Allemagne ne saurait être exhaustif de la matière, à savoir l'ensemble de l'œuvre sociale allemand. Les plus importants des progrès sociaux sont représentés de façon démonstrative à l'Exposition du progrès social de Lille de 1939. Bien au-delà du cadre de cette exposition ainsi que de celui du présent travail destiné à compléter ce qu'elle offre aux visiteurs, il y a encore dans de nombreux autres domaines les manifestations de l'activité des organes du Parti ouvrier national-socialiste allemand, de leurs subdivisions et de l'Etat, au service de l'euphorie du peuple allemand.

Les progrès enregistrés dans l'orbe de la politique sociale sous la direction d'Adolf Hitler apparaissent d'autant plus considérables que dans les années d'après guerre, en particulier sous les répercussions de la terrible crise économique internationale qui sévissait de 1930 à 1932, le peuple allemand allait à grands pas vers la misère. En présence des profondes divisions politiques existant alors il était absolument impossible de tenir en échec le paupérisme triomphant. C'est l'union du peuple allemand et la suppression de toutes les oppositions de classe inhibitrices de tout travail social, qui ont créé les bases du progrès social. Ce n'est que par l'unanimité du peuple allemand que s'explique, aussi dans le domaine social, ce que l'étranger a l'habitude de qualifier du terme de « Miracle allemand ».

Cependant, il va de soi que l'Allemagne nationale-socialiste elle-même, n'a pas encore résolu intégralement tous les problèmes. Six ans seulement se sont écoulés depuis que le Führer et le Mouvement national-socialiste ont opposé une digue au flot montant de la misère sociale. On n'a pu, en ce court laps de temps, s'attaquer qu'aux tâches sociales les plus pressantes. Bon nombre d'autres attendent encore un commencement de solution. En quantité de domaines le moment d'une nouvelle organisation sociale n'est pas encore venu. Le Führer et son Mouvement ont plus d'une fois montré qu'ils laissent patiemment mûrir tous les problèmes, parce qu'ils ne veulent pas de solutions partielles et de compromis, soucieux qu'ils sont de réussir intégralement et au-delà tout ce qu'ils ont entrepris. Toutefois, ce que l'on a obtenu jusqu'à présent indique clairement les lignes de la nouvelle politique sociale allemande dont la base est la communauté démotique et raciale et dont le but est d'assurer cette communauté à tout jamais par un socialisme national comprenant tous les Allemands.


Les principes sociaux du national-socialisme jalonnant l'avenir sont consignés dans le programme qu'Adolf Hitler a qualifié d'intangible quoi qu'il arrive. Les points les plus importants de la politique sociale condensent quelques légitimes exigences : garantie de possibilités de travail et d'existence pour tous les Allemands, développement d'une « retraite des vieux » généreuse et sans mesquineries, développement de l'Education populaire sous tous ses aspects, en particulier formation des enfants doués aux frais de l'Etat sans distinction de catégorie sociale, de profession et de revenu des parents. Enfin, le progrès de la Santé publique, par des exercices corporels et la protection de la mère et de l'enfant font partie des principes irréductibles de la politique sociale du national-socialisme.




En dernière page sous une photo représentant le Führer chez les ouvriers de l'établissement Krupp, figure cette conclusion :


Le visiteur de l'Exposition et le lecteur de cette brochure auront pu se convaincre par eux-mêmes de tout ce qui a été déjà fait en très peu de temps et quelles sont les tâches dont la solution est réservée à l'avenir. Et surtout les résultats acquis à ce jour leur laisseront l'impression que les derniers problèmes seront, eux aussi, résolus, conformément à la déclaration d'Adolf Hitler au Congrès du Parti de 1937, le « Congrès du Travail », quant à la question sociale :

« Ici encore nous demeurerons fidèles aux principes fondamentaux de nos conceptions jusqu'à ce jour. Et ici encore il est évident qu'il ne saurait y avoir d'arrêt de ces efforts et qu'il n'y en aura pas. »